La
vague de froid a entraîné de fréquents phénomènes de gel de carburants en milieu agricole.
Le GNR (Gazole non routier) rendu obligatoire dans les fermes depuis novembre dernier (mais déjà utilisé antérieurement) devait par des formulations différentes (été/hiver) être adapté aux variations de climat.
La majorité des agriculteurs pensaient que ce carburant (20 € plus cher au m3) résistait aux basses températures (jusqu'à - 25 %).
Mais c'était sans compter sur la pingrerie des pétroliers qui, après, plusieurs hivers doux, ont subrepticement retiré de leurs formulations les adjuvants qui conféraient la tolérance "grand froid" au gazole agricole.
Les éleveurs qui doivent utiliser chaque jour leurs tracteurs ont été les plus touchés par des phénomènes de colmatage de filtres et de pollution des réservoirs. Un joyeuseté dont ils se seraient bien passé !
Le GNR continuera à porter son image de carburant inadapté. Les pétroliers ont une part de responsabilité, les ministères aussi, qui par leur légèreté dans les exigences du cahier des charges, ont largement contribué à installer le malaise.
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